vendredi 18 juillet 2008
Les photos de la Marche 2008
Posté par Stéphane le vendredi 18 juillet 2008 dans General. Aucun commentaire
vendredi 18 juillet 2008
Posté par Stéphane le vendredi 18 juillet 2008 dans General. Aucun commentaire
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dimanche 22 juin 2008

Souhaitons qu'un jour nous n'ayons plus à revendiquer la stricte égalité des droits avec les personnes hétérosexuelles. Nous pourrons alors dire : la Marche lesbienne, gay, bi, trans est devenue inutile car la loi ne fait plus de distinction selon l'orientation sexuelle des citoyens. Ce jour là, comme beaucoup, je l'attends avec impatience. Mais force est de constater qu'il n'est pas venu. Alors, cette année encore, nous marcherons !
En 2008, la LGP Bordeaux et tous ses partenaires veulent attirer l'attention de l'opinion sur l'injustice malsaine qui frappe les parents homosexuels et leurs enfants. Il y a quelques mois, deux jeunes mamans bordelaises se sont vues refuser, par la Mairie de Bordeaux, de donner le nom de famille de la mère sociale comme deuxième prénom à leur enfant. Ce refus, confirmé par la justice, exclut encore davantage le parent social et révèle l'ampleur des inégalités dont sont victimes les familles homoparentales.
La question de l'homoparentalité, c'est aussi celle de l'adoption. Pourquoi de plus en plus de pays permettent-ils l'adoption par deux personnes de même sexe alors que la France ne veut pas en entendre parler ? Les Français seraient-ils plus conservateurs que les Australiens, les Belges, les Canadiens ... ? Non ! Il s'agit une fois de plus d'un refus politique de prendre en compte l'évolution des mentalités.
De nombreuses études scientifiques concluent globalement que les enfants élevés par des couples homosexuels ne connaissent pas davantage de troubles psychologiques ou psychiatriques que ceux élevés par des parents hétérosexuels. Selon ces mêmes études, ils seraient par ailleurs beaucoup moins victimes de maltraitance que les autres enfants. Discriminer les familles homoparentales n'est pas rationnel. Cette discrimination, comme tant d'autres, est synonyme de souffrances inutiles et injustes. Mobilisons nous pour que cette Marche 2008 contribue à une indispensable prise de conscience collective. "L'homoparentalité existe, changeons la loi !"
Posté par Stéphane le dimanche 22 juin 2008 dans General. Aucun commentaire
dimanche 8 juin 2008
LA MARCHE :
-Départ : Cours Aristide Briand (prox. place de la Victoire) à 14h30
-Arrivée : Hémicycle de la place des Quinconces avec Village associatif et Chars musicaux (détails du parcours en pièce jointe)
-Le mot d'ordre de cette année : "L'homoparentalité existe, changeons la loi!"
Deux jeunes femmes se sont vu refuser il y a quelques mois, par la Mairie de Bordeaux, de donner le nom de famille de la mère sociale comme 2e prénom à leur enfant. Ce refus, confirmé par la justice, exclut encore davantage le parent social et révèle l'ampleur des inégalités dont sont victimes les familles homoparentales. Enfants et parents sont privés de leurs droits au quotidien, dans leurs démarches auprès des écoles, des crèches, des mairies... Cette année, la LGP Bordeaux et toutes les associations partenaires défileront pour l'égalité de tous et en particulier pour les droits des familles homoparentales.
Posté par Stéphane le dimanche 8 juin 2008 dans General. Aucun commentaire


-Soirée "Feel King Size" au BT 59 (site des Terres Neuves à Bègles, proche boulevards) à partir de 22h;
-Prévente : 12 € (hors frais de réservation) à la Fnac, Virgin, Carrefour, Auchan, Leclerc, www.ticketnet.fr
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samedi 10 mai 2008
La lesbienne, gaie, bi, trans Pride de Bordeaux se tiendra le 5 juillet 2008 !
Vous souhaitez y participer, rejoindre le comité d'organisation ? N'hésitez-plus : pride2008@lgpbordeaux.net
Posté par LGP Bordeaux le samedi 10 mai 2008 dans General. Aucun commentaire
J'ai l'honneur et l'immense plaisir en tant que président de la Lesbian and Gay Pride Bordeaux de vous souhaiter la bienvenue à cette 12ème Marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et transexuels.
12 ans. Qui aurait cru en 1995, quand Bordeaux a organisé sa première Gay Pride, que 12 ans plus tard il faudrait encore marcher ?
Oui, le chemin accompli est important, il est fantastique même . En France, les personnes homosexuelles vivent mieux aujourd'hui qu'il y a encore 5 ou 10 ans. Oui, nous avons gagné des combats.
Mais ne nous trompons pas. Rien ne nous a été gratuitement consenti. Il n'a pas suffit de cogner à la porte des politiques et de dire : toctoc, ce serait bien si pouviez dépénaliser l'homosexualité, toctoc, nous serions tellement heureux que vous reconnaissiez que deux garçons ou deux filles puissent s'aimer, pourquoi ne leur offririez-vous pas un cadre juridique qui les protège ?
Non, ça ne marche pas comme ça. On ne nous a rien gentiment donné. Ce que nous avons obtenu, nous l'avons chèrement gagné en imposant et en remportant le rapport de forces. Et quand je dis nous, je dis surtout la génération militante précédente à qui je souhaite rendre un hommage appuyé.
Mais je tiens également à adresser un message à la nouvelle génération. J'entends dire aujourd'hui certains seraient gênés de l'exentricité de cette manifestation, que tu comprends, toutes ces folles, ces drag queens, nous ne voulons pas y être associés. Je leur réponds ceci : ces folles, ces drag queens, ces trav ont fait qu'aujourd'hui tu peux t'habiller fashion, que tu peux aller boire des coups avec des potes homo et surtout que tu peux vivre ta sexualité a peu près normalement. Les émeutes de Stonewall de 1969 ont initié un mouvement capital dans la lutte pour l'égalité des droits et à leur tête, il y avait notamment Sylvia Rivera, un travesti.
En ce moment même, en Iran, 17 hommes sont torturés pour avoir porté des vêtements féminins lors d'une soirée pourtant totalement privée. Plus proche de nous, en Europe, dimanche dernier, à Moscou, des homosexuels se sont fait tabasser par des groupes néonazis, sous le regard impassible de la police, pour avoir simplement demandé de pouvoir revendiquer l'égalité des droits. Encore plus proche, en Pologne ... on a presque envie de sourire. On savait le gouvernement hostile aux homosexuels mais lundi dernier le grotesque l'a emporté : les Télétubbies vont être censurés parce quecette série pour enfants ferait, selon le gouvernement, de la propagande en faveur de l'homosexualité !
A force de se rapprocher, on arrive en France. Malheuresement, il s'y passe et il s'y dit des choses également peu ragoutantes. Nous, les déviants serions programmés génétiquement. Pour notre nouveau président de la République, il existe un patrimoine génétique de l'homosexualité. Ce serait amusant si derrière cette théorie ne se cachait pas une réalité alarmante, effrayante même.
Dire qu'il existe un gène de l'homosexualité c'est renoncer automatiquement à toute politique publique volontariste. Prenons un exemple. Selon certaines études, un jeune homosexuel a 13 fois plus de risques de se suicider qu'un hétérosexuel de même classe et de même condition sociale. Pour nous, militants LGBT, cette situation s'explique par un mal-être, une mesestime de soi, par une pression de la société hétéronormée. Pour nous, il existe des solutions : l'éducation, la lutte contre l'homophobie, l'accompagnement et le soutien moral. Pour les tenants du déterminisme génétique, la société n'y est pour rien, l'Etat ne peut rien faire car l'homosexuel naît fragile, il est programmé pour le demeurer. On comprend bien les deux approches : pour nous, il faut faire évoluer la société et les mentalités pour qu'elles acceptent les homosexuels, pour les tenants du déterminisme génétique, il faut les sevrer au Prozac.
Non, nous ne sommes pas déterminés à vivre cachés, en sous-hommes. Oui, nous souhaitons avoir accès aux mêmes droits que les personnes hétérosexuelles et même si c'est justement parfois pour refuser de les exercer. Christine Boutin écrivait en 1998 au sujet du PACS : "Nous voilà revenu au temps des barbares". Elle s'est refaite une virginité ... ça a du plaire au Pape, mais ça a surtout convaincu Nicolas Sarkozy : elle est aujourd'hui ministre. Christian Vanneste, condamné pour homophobie a déclaré quant à lui que l'homosexualité était inférieure à l'hétérosexualité en même temps qu'elle serait un danger pour l'humanité. Il ne devait pas être réinvesti, promesse du début d'année du président de son parti ... il l'a pourtant été. L'homophobie, ça paye bien.
Nous devons rester vigilants. Rien n'est acquis. Si cette année, nous avons décidé de formuler notre mot d'ordre comme une question adressée à nos concitoyens c'est parce que devant les risques que représentent les nominations que je viens d'évoquer, notre salut viendra d'une société plus ouverte et plus respecteuse de ses différences. Ouverture du mariage civil au couple homo, homoparentalité, lutte contre l'homophobie : vous demander si vous êtes open, c'est vous interroger sur les raisons pour lesquelles vous ne le seriez pas.
Les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels, les transexuels, nous vous l'assurons ne représentent aucun danger pour l'humanité. Nous voulons simplement nous tenir avec vous, debouts et fiers. C'est tout le sens de cette Marche que je déclare ici et maintenant ouverte !
Posté par LGP Bordeaux le samedi 10 mai 2008 dans General. Aucun commentaire
vendredi 8 juin 2007
Copiez le code source du fichier marche120x600 et coller le sur la page HTML de votre site.
Copiez le code source du fichier marche468x600 et coller le sur la page HTML de votre site.
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dimanche 27 mai 2007
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jeudi 17 mai 2007
Journée mondiale de lutte contre l’homophobie
Dès le 17 mai 2007, soyons « open » !
La journée mondiale de lutte contre l’homophobie se déroule ce jeudi 17 mai. Cette année, la campagne et le mot d'ordre national sont axés sur le thème : « On ne choisit pas son orientation sexuelle » (http://www.homophobie.org/).
Pour la Lesbian Gay Bi Trans Pride de Bordeaux, cette journée symbolique est le point de départ de deux semaines de mobilisation. Jusqu'au 2 juin, date de la marche des fiertés LGBT, la LGP Bordeaux sensibilise les girondins sur les revendications homosexuelles.
La LGP part à la rencontre des citoyens dans les rue de Bordeaux et des communes de Gironde pour les tester sur leur degré de tolérance vis à vis de l’homosexualité. « Etes-vous open ?». Mariage, homoparentalité, adoption, homophobie … Sur tous ces sujets, chacun et chacune est en mesure de réfléchir, de se questionner ... d’évoluer.
L’ouverture, ce n’est pas un slogan. C’est une vision du vivre ensemble, une volonté de respecter l'autre. Etre « open » n’est pas une formule magique, c’est avant tout un état d’esprit basé sur l’écoute, le respect et la tolérance d’autrui, quelle que soit sa différence.
Soyons « open » !
Posté par LGP Bordeaux le jeudi 17 mai 2007 dans General. 2 commentaires
mardi 15 mai 2007

Posté par LGP Bordeaux le mardi 15 mai 2007 dans General. Un commentaire
lundi 14 mai 2007
Vous souhaitez devenir bénévole à la LGP Bordeaux pour l'organisation de la Pride ? N'hésitez pas : info@lgpbordeaux.net !
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vendredi 11 mai 2007
La marche de 2007 aura lieu le Samedi 2 juin 2007 : le départ aura lieu à 15h place de la Victoire.

Posté par Stéphane le vendredi 11 mai 2007 dans General. Aucun commentaire
mercredi 25 avril 2007
Dans le cadre du festival CINEMARGES (du 27 au 30 avril à Bordeaux), l'association Cinémarges vous invite au débat sur la lutte contre les discriminations à la suite de la projection du documentaire "Au delà de la Haine" le dimanche 29 avril à 18h à l'Utopia et animé par Matthieu Rouveyre, président de la LGP Bordeaux.
"N'en déplaise aux tenants du déterminisme biologique, nul n'est programmé pour devenir déviant, haineux, raciste sexiste ou homophobe. La haine de l'autre n'est pas inscrite dans le patrimoine génétique de certains,elle est le fruit d'une multitude de facteurs sociaux. Certes,l'environnement familial et l'éducation comptent pour beaucoup, mais ne négligeons surtout pas, pour autant, la bienveillance avec laquelle les institutions considèrent le rejet de l'autre, voire les encouragements qu'elles lui prodiguent.
Le film Au delà de la haine évoque la reconstruction d'une famille après le drame homophobe dont a été victime leur fils. Il tente par ailleurs d'expliquer ce qui a pu conduire les assassins de François à déchaîner leur haine sur cet homme, jusqu'à le tuer. Tout l'intérêt de ce film réside en ce qu'il met en relief un certain nombre de dysfonctionnements sociaux qui ont permis, voire encouragé, le déchaînement d'une violence aveugle.
Le débat que nous vous proposons portera sur l'identification de ces foyers de haine et la manière dont il est possible de les éteindre.
Refus institutionnel de lutter contre l'homophobie à l'école, acharnement administratif sur un adolescent étranger menacé de mort chez lui à qui on somme de prouver son homosexualité, insultes homophobes émanant de dirigeants politiques, reconnaissance dans la loi de la discrimination envers les personnes homosexuelles : autant d'éléments qui constituent le terreau sur lequel vont pouvoir prospérer les comportements haineux.
Seule une prise de conscience collective et un volontarisme politique pourront empêcher de nouveaux drames comme celui que raconte Au delà de la haine. C'est pourquoi nous vous invitons à venir aussi nombreux que possible participer à ce débat."
Matthieu Rouveyre
Posté par Stéphane le mercredi 25 avril 2007 dans General. Un commentaire
jeudi 28 décembre 2006
Bonjour,
Ceci est probablement un des derniers messages, sinon le dernier, que vous recevez de la part du comité de soutien de Karim. La promesse de sa régularisation présente aujourd'hui toute les garanties pour qu'on ne doute plus de ce qu'elle sera tenue. C'est la raison pour laquelle je me sens plus libre de rédiger ces quelques lignes.
Je ne trouverai pas de mots assez justes pour décrire ce que ce petit bonhomme a enduré ces quatre derniers mois, et en particulier ces deux dernières semaines. Aujourd'hui, il est hors de danger mais il aura payé un lourd tribut. Les plaies se referment mais les cicatrices demeurent.
Il est déjà très jeune quand il comprend que pour être lui il doit quitter sa famille. La religion, la société, son entourage, son père, sa mère n'acceptent pas ce qu'il est. Les gens "se doutent". Il subit brimades et insultes, il est même agressé physiquement. Il y a un espoir : un oncle l'accueillerait en France pour qu'il y poursuive sa scolarité. Au-delà de la perspective de débouchés professionnels, c'est évidemment une issue de secours qui se profile et peut-être l'occasion de vivre enfin sa vie. Alors Karim multiplie les petits boulots pour pouvoir se payer le voyage. Il se lève tôt, se couche tard et économise. A seize ans, il peut enfin partir et rejoindre Bordeaux.
Son oncle l'héberge sous son toit. Il ignore les réelles motivations de Karim mais ne pose pas de questions. Karim s'intègre parfaitement. Il travaille bien au lycée, ses résultats sont bons. Pour ne pas être une charge pour son oncle, il travaille le week-end, dans un hôtel où il fait le ménage. Karim tombe amoureux d'un garçon et une belle histoire commence.
Mais voilà, Karim vient maintenant de fêter son dix-huitième anniversaire et reçoit l'ordre de quitter le territoire français. Il ne veut pas partir. Il se sentait enfin vivre ici. Le préfet prend à son encontre un arrêté de reconduite à la frontière. Le jeune homme explique qu'il ne peut pas partir, qu'il n'a plus de liens avec sa famille, qu'il n'a pas d'amis, ni aucune attache en Algérie. Il explique qu'ici, il a une famille, un entourage aimant, qu'il est scolarisé et qu'on a rien à lui reprocher. Ces seuls élements auraient dû lui permettre de rester en France. Mais la France exige davantage. On lui demande d'expliquer pourquoi il est parti. Karim ne l'a jamais dit jusque là. Pudique, il n'a jamais lui-même mis de mots sur "ça". Il avoue que son père se doutait qu'il n'était "pas normal", il avoue les sévices qu'il subissait. Mais ça ne suffit pas. On lui reproche de n'avoir jamais fait état de son homosexualité. On lui reproche de ne l'avoir pas révélée lorsqu'il est arrivé en France et de s'en servir maintenant pour rester. On doutera publiquement de son orientation sexuelle et on lui reprochera de ne pas en apporter la preuve.
En première instance, Karim obtient justice, il peut rester en France. Mais on s'acharne. Le préfet fait appel de la décision. Ainsi, Karim n'aurait rien à faire ici. Devant la Cour d'appel, les questions et les insinuations font froid dans le dos. Karim ne rapporte pas la preuve de son homosexualité. Il ne rapporte pas la preuve que si elle était avérée elle représente un danger pour sa vie. Son ami vient bien à l'audience pour témoigner de leur relation mais voilà, il leur manque un domicile commun, un pacs, et sans doute un chien. A 18 ans, Karim ne peut justifier de sa vie de couple. Son oncle n'est pas à l'audience car il ne sait pas que Karim est homosexuel et le jeune homme lui a donc caché les déboires administratifs dont il est victime. La décision de la Cour d'appel infirme celle du tribunal administratif : Karim doit partir.
Le comité de soutien de Karim s'active. Josiane Balasko, sa marraine, interpelle le ministère de l'Intérieur par médias interposés. Répondant à l'appel, de nombreuses personnes se proposent de le cacher et de l'aider par tous moyens appropriés.
C'est le soir du 23 décembre, au moment où il devait justement rejoindre sa première planque, qu'il apprend de Josiane Balasko que le ministère de l'intérieur va le régulariser. Il a du mal a réaliser et, de toute façon, Karim intériorise tout. Sa joie se devine sur son visage et ses yeux brillants. Nous fêtons ça. Il rentre chez lui pour aller se coucher. Mais voilà, l'affaire est revenue aux oreilles de son oncle. Celui-ci le met dehors. Il ne veut pas de "gens comme ça" chez lui. Il aurait dû voir un docteur avant de s'adresser à un avocat. Il est la honte de la famille.
Alors la première planque prévue sera finalement son refuge. Malgré ce calvaire, il se lèvera à 6h30 et sera à l'heure ce dimanche 24 décembre pour embaucher. Je passerai Noël avec lui chez une de mes amies. Il se confiera un peu mais pas trop ; je n'ai jamais entendu Karim, pudique et digne, se plaindre. Il comprend qu'il est dans une situation précaire, qu'il va falloir trouver un logement, des ressources ... mais ne se résigne pas. Il est heureux de pouvoir rester ici.
Derrière les chiffres, derrière les 25 000 expulsions qu'on est heureux d'exhiber, il y a des vies. Il y a des êtres humains. Il y a Karim, Qerim, Dashnor, Dashroje, Felouah, Yuan, Mamadou, Beibei, Cristian et tant d'autres. Racontons leurs vies pour qu'ils ne soient plus une simple statistique.
P.S. Nous prévoyons une séance de rattrapage pour le Noël que Karim n'a pas eu. Si vous voulez participer à son cadeau, envoyez vos chèques à l'ordre de "LGP Bordeaux - Pour Karim" BP 243 - 33012 Bordeaux cedex.
Matthieu Rouveyre Parrain de Karim Président de la LGP Bordeaux, membre de RESF 33 Conseiller municipal de Bordeaux
http://resf33.free.fr/
Posté par Stéphane le jeudi 28 décembre 2006 dans General. Un commentaire