Agression homophobe à Bordeaux : le parquet délivre-t-il un permis de tabasser les homosexuels ?
Dès le 22 avril 2011, Nicolas avait déposé une main courante pour signaler des menaces accompagnées de propos homophobes. Les agissements ne cessant pas, il déposera une plainte le 3 juin. Quelques heures avant l'agression, il contacte la police car son voisin vient de lui jeter une pierre.
Aucune de ces alertes n'incitera les autorités à prendre les mesures adéquates et nous connaissons maintenant ce qui s'est produit par la suite.
Le Parquet de Bordeaux a décidé de simplement renvoyer l'auteur des faits devant le Tribunal de police sans retenir les circonstances aggravantes liées à l'homophobie.
Le Parquet de Bordeaux qui a fait preuve, selon les associations LGBT bordelaises, d'un laxisme inacceptable depuis le début de cette affaire, a refusé de prendre en compte le témoignage d'une voisine qui atteste le caractère homophobe de l'agression.
Encore une agression homophobe à Bordeaux
Encore une agression homophobe à Bordeaux: à quand un réveil de la police et de la justice ?
Ce dimanche 2 octobre à 23 heures, Nicolas a été passé à tabac par son voisin homophobe alors qu'il rentrait chez lui. Roué de coups par un homme hautement plus corpulent que lui, il ne doit son salut qu'à l'intervention de deux passants.
Nicolas avait déjà signalé aux autorités les menaces dont il faisait l'objet de la part de son voisin. Il a ainsi déjà déposé une main courante et une plainte il y a déjà 3 mois. Ces signalements sont restés sans suite. L'absence de réactions de la police et de la justice a donné à l'agresseur un sentiment d'impunité et celui-ci est donc passé à l'acte. À ce sujet, le collectif contre l'homophobie a saisi ce jour le chef de la Police départemental et le Procureur pour obtenir des réponses.
C'est un cri de colère que nous adressons : combien d'agressions homophobes encore à Bordeaux avant une mobilisation des autorités compétentes ?
Les associations LGBT bordelaises expriment leur solidarité à l'égard de Nicolas et exigent la plus grande fermeté à l'encontre de l'agresseur.







